Aquarium Guadeloupe

 

Les tortues marines




L’Aquarium de la Guadeloupe a obtenu le label « Tourisme-Handicap » en septembre dernier.


C’est le premier site touristique à obtenir cette distinction en Guadeloupe.


PLANUGWA 2010
OPERATION CORAIL
1 septembre 2010

Suite au succès de l’opération de l’an dernier de collecte en plongée des gamètes (larves) de coraux au moment de leur ponte, une nouvelle manip vient de s’achever en Guadeloupe du 24 au 30 août 2010 dernier. Cette année, l’objectif était de récupérer, en plus des œufs de 2 espèces collectées l’an dernier (Montastrea faveolata et Montastrea annularis), de capturer des œufs d’Acropora palmata, plus connus en Guadeloupe sous le nom de « corne d’élan ».

Pour mémoire, le but de ces travaux est de travailler au développement in vitro des larves issues de ces pontes afin de parvenir à leur recrutement (fixation sur le substrat). Les espèces choisies ont une reproduction sexuée, ce qui veut dire qu’elles pondent des œufs qui une fois fertilisés, donnent vie à une larve appelée planulae. La ponte et la fertilisation des œufs se font de manière externe, lors d'événements extraordinaires et rapides où tous les coraux d’une même espèce se mettent à pondre en même temps. La larve se développe en pleine eau, pendant une phase planctonique, avant de chercher un endroit du récif où s'accrocher (recrutement) et se métamorphoser.
Cette reproduction sexuée ne peut aboutir que si toutes les colonies d'une même espèce pondent en même temps : les chances de fertilisation croisée sont augmentées, et les prédateurs (poissons, zooplancton, invertébrés divers) ne peuvent pas gober tous les œufs émis, ce qui permet à quelques larves de survivre. Cette synchronisation dépend étroitement des phases de la lune et de la température de l'eau. Le processus de maturation est contrôlé par la température, alors que l'heure de déclenchement est pilotée par la lune. 
L’'intérêt pour la Guadeloupe réside dans la formation d’équipes locales à la stabulation des larves de coraux en laboratoire et ainsi « faire pousser » des coraux en laboratoire. Le but ultime étant, à l’avenir, de voir des « fermiers de la mer » qui feront pousser des coraux en bassin pour les réimplanter en mer sur des zones abîmées, ou fournir l’aquariologie et éviter ainsi les prélèvements en mer.

Cette opération a mobilisé une vingtaine de personnes (plongeurs, techniciens, scientifiques et caméramans). L’ensemble des moyens techniques de l’Aquarium a été consacré à cette expérience. Des équipes européennes et américaines travaillent dans la Caraïbe aux mêmes manips à Curaçao et Porto Rico.
Cette opération, désormais appelée PLANUGWA, réunit de nombreux partenaires tant en métropole qu’en Guadeloupe :

  • Région Guadeloupe
  • DIREN Guadeloupe
  • IFRECOR
  • UAG
  • Parc National de la Guadeloupe
  • Ecole de la Mer
  • Aquarium de la Guadeloupe
  • Aquarium de La Rochelle
  • Océanopolis Brest


Il a été décidé que ces manips se renouvèleront chaque année en Guadeloupe.

La première espèce à pondre dans cette phase lunaire était Acropora palmata. La météo agitée de ces derniers jours n’a pas rendu les plongées faciles. Vendredi et samedi dernier, les 9 plongeurs de l’opération se sont retrouvés à l’ilet Caret. La mise à l’eau a eu lieu à 21 heures dans des conditions très difficiles. Les premières houles du cyclone Danielle se faisant déjà sentir. Aucune ponte n’ayant été observée, tous les espoirs reposaient sur la plongée de samedi soir. Le passage du cyclone Earl nous a contraint pour des raisons de sécurité à annuler cette plongée. Ce sera pour l’année prochaine…

Montastrea faveolata et Montastrea annularis devaient pondre lundi ou mardi soir. Nous avons donc passé ces 2 nuits en mer entre Port Louis et Vieux Bourg. Hier, à 21h25 la magie de la nature a encore eu lieu. La totalité des massifs de ces 2 espèces ont expulsé leurs œufs. Ramenés au bateau, mélangés au sperme des autres massifs de la même espèce, ils ont été rapidement ramenés au laboratoire de l’Aquarium. Ils sont depuis dans des « couveuses » et suivis 24/24 par un technicien.

Les planulaes obtenues seront partagées entre les aquariums participant à la manip (La Rochelle, Océanopolis et la Guadeloupe) et 5 autres aquariums et centres de recherche français (Nausicaa, Paris, Marineland d’Antibes, Cap d’Agde et Banyuls sur Mer).

La croissance du corail étant très lente, à peine quelques centimètres par an, il nous faudra donc être patient pour observer le fruit de ce travail.
Il n’est pas inutile ici de rappeler le rôle des coraux pour la Guadeloupe en période cyclonique. Outre leur importance pour la pêche et le tourisme, ils ont une fonction de barrière naturelle à la houle. Que seraient Ste Anne, St François, Baie Mahault ou Ste Rose si les barrières de corail qui les protègent venaient à disparaître ? La Guadeloupe est baignée par l’Océan Atlantique et la mer des Caraïbes, la vie de ses habitants est liée à celle de la mer : de sa bonne santé dépend tout simplement la sienne. La plus grande réserve de biodiversité, nos origines, le garant de notre climat, notre pharmacie du futur, une ressource alimentaire vitale, notre développement touristique, notre réserve énergétique, notre réserve d’eau, nos prochains habitats,...l’océan est tout cela à la fois. Il est la vie et l’avenir de la Guadeloupe !
A plus long terme et après avoir validé le bon protocole, on peut rêver que ces opérations se fassent à grande échelle. Des coraux élevés en aquarium pourront peut être un jour être réimplantés en mer sur des zones abîmées par les pollutions humaines. Mais pour cela, il faudra avant tout redonner à nos eaux leurs qualités originelles et ça, c’est une autre histoire.


L’Aquarium a lancé des études techniques pour de nouvelles extensions. Avant la fin de l’année 2010, elles permettront d’établir les plans de ces extensions et d’en définir le cout et la faisabilité économique.

L’objectif est de construire un bassin géant de plus de 2.000.000 de litres, une salle muséologique destinée à recevoir des expositions temporaires sur des thèmes ayant trait à l’écologie de la région et la création de nouvelles salles pédagogiques pour l’Ecole de la Mer.

Il sera possible de plonger dans le futur bassin au milieu des poissons et requins. Le restaurant sera déménagé et reconstruit. Un Aquarium prestigieux participera à la relance du tourisme. Installé à proximité immédiate de Pointe à Pitre, par son attrait il contribuera à la relance de la croisière. L’ensemble du quartier de la Marina profitera de l’afflux de nouveaux visiteurs. Il sera un plus pour l’image éco touristique de la Guadeloupe. Il apportera sa contribution à l’éducation de la population sur les problématiques environnementales. Le cout global de ces extensions serait d’environ 5M€. Les études sont cofinancées par la Région Guadeloupe et le FEDER.



Les études préliminaires à la création d’un Centre de Soins pour lamantins menées par l’Aquarium de la Guadeloupe.

Le Parc National de la Guadeloupe a le projet de réintroduire le lamantin antillais dans les eaux guadeloupéennes (Trichechus manatus manatus). Cette espèce de l’ordre des siréniens est classée vulnérable selon la liste de l'UICN. Il a été exterminé des eaux de la Guadeloupe au cours de la période de colonisation et a complètement disparu au début du 20ème siècle.

Pour mener à bien cet ambitieux projet, le Parc National a noué des nombreux contacts avec la communauté scientifique des pays de la Caraïbe qui hébergent encore des lamantins.  La réintroduction de ces animaux, prévue dans 3 ans, implique qu’une structure guadeloupéenne soit capable de les accueillir et de les soigner  en cas de maladie ou de blessure. Il a ainsi été confié à l’Aquarium de la Guadeloupe la mission de mener les études préliminaires à la création d’un Centre de Soins pour lamantins. L’Aquarium, installé depuis 25 ans à la Marina de Gosier, gère déjà le centre de soins des tortues marines de la Guadeloupe.

    
          

C’est dans ce cadre que son directeur, Philippe GODOC, a visité 7 centres de soins en Floride en novembre dernier. Il a rencontré les principaux acteurs nord américains de la protection des lamantins. Ce projet de réintroduction est unique dans la Caraïbe et retient grandement l’attention des spécialistes des lamantins aux USA.

Un rapport a été remis au Parc National de la Guadeloupe présentant ses préconisations pour la création du futur centre de soins.

Plus encore que son aspect technique, il apparaît que le succès de ce projet dépendra dans une large mesure de son approbation par l’ensemble de la population guadeloupéenne. Tout au long de la période qui nous sépare de la réintroduction physique des premiers lamantins, il est essentiel de développer un ambitieux programme d'éducation et de sensibilisation.






OPERATION CORAIL 2009

Du 6 au 12 septembre s’est tenu en Guadeloupe une mission ayant pour
but de collecter en plongée des gamètes (larves) de coraux au moment
de la ponte.
La manip portera sur 2 espèces de la région (Montastrea faveolata
et Montastrea annularis     
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           Les partenaires de cette opération sont :
  • La DIREN Guadeloupe
  • OCEANOPOLIS, le parc de découverte des océans de Brest
  • L’Aquarium de La Rochelle
  • L’Aquarium de la Guadeloupe
Le but est de travailler sur le développement in vitro des larves issues de ces pontes afin de parvenir à leur recrutement.
Les espèces choisies ont une reproduction sexuée ce qui veut dire qu’elles pondent des oeufs qui une fois fertilisés donne vie à une larve appelée planulae. La ponte et la fertilisation des oeufs se font de manière externe, lors d'événements extraordinaires et rapides où tous les coraux se mettent à pondre en même temps. La larve se développe en pleine eau, pendant une phase planctonique, avant de chercher un endroit du récif où s'accrocher.
Cette reproduction sexuée ne peut aboutir que si toutes les colonies d'une même espèce pondent en même temps : les chances de fertilisation croisée sont augmentées, et les prédateurs (poissons, zooplancton, invertébrés divers) ne peuvent alors pas gober tous les oeufs émis, ce qui permet à quelques larves de survivre. Cette synchronisation dépend étroitement des phases de la lune et de la température de l'eau. Le processus de maturation est contrôlé par la température, alors que l'heure de déclenchement est pilotée par la lune. 
L’'intérêt pour la Guadeloupe réside dans la formation des équipes de l’Aquarium de la Guadeloupe à la stabulation des larves en laboratoire afin de pouvoir ultérieurement refaire cette manip localement et ainsi développer des coraux en laboratoire. On peut ainsi imaginer qu’à l’avenir des « fermiers de la mer » feront pousser des coraux en bassin pour les réimplanter en mer sur des zones abîmées, ou fournir l’aquariologie et éviter ainsi les prélèvements en mer.